Yo !
Alors ça fait un petit moment du coup que je n'avais pas réécrit ici depuis
le journal de Mai, ça fait trois mois si je comprends bien. J'ai enchaîné plein de
trucs, je suis allée à quelques concerts, ce que je pouvais me permettre avec mon
RSA que je n'ai plus, mais qui représente aussi son propre coût social très
prononcé. J'en parle vite fait ici : Thornhill c'était décevant principalement car
j'ai pas l'énergie pour le public Metal surtout non-accompagnée, même si j'aime bien
le groupe et que leur set était sympa ; le concert David Lynch "In my Head" était très
très cool quand on est fan, j'avais ce con de Denis Robert assis devant moi et Pacôme
fait des apparitions un peu secrète dans le spectacle lol, mais si vous pouvez chopper
cette date à Paris salle Pleyel en décembre c'est vraiment sympa. Je sais plus si j'en
ai parlé la dernière fois, mais Weatherday c'était génial, et puis je me suis permise
de voir Gorillaz aussi, c'était grand.
Mais bref, j'ai beaucoup enchaîné l'IRL, globalement j'ai eu les yeux plus gros que
le ventre TSA dont je dispose et je suis
trop soulagée de pouvoir enfin me reposer. Comme je disais, ce n'est pas que par flemme
ou oubli qu'il n'y a pas eu d'article en juin et juillet, mais parce que je n'ai pas eu
le temps de faire et voir beaucoup de trucs, même si il y en a eu. Mais on va justement
en parler héhé
J'ai pas mal lu, figurez-vous. Je vais citer pêle-mêle les trois romans que j'ai lu pendant mon repli stratégique caniculaire chez mes parents : Vibrator de Akasaka Mari, Miso Soup de Murakami Ryuu, et Les Terriens de Murata Sayaka. J'ai lu le premier en anglais et les deux autres en français (et oui, j'ai pas encore complètement sauté le pas JOP, le seul roman japonais que j'ai lu sans traduction pour l'instant est le très très cool Strange Houses de Uketsu). Je vais simplement vous mettre ce que j'avais écrit dans des discords quand je les ai terminé :
Vibrator : J'ai beaucoup aimé, ça prends une narration très subjective d'un point de vue féminin sur la protagoniste et sur ce qu'elle traverse, je me suis beaucoup retrouvée dans comment c'est formulé, ya une écriture sensorielle mais dans un sens assez cérébral avec une grosse fixette sur la perception, notamment la parole et le rapport aux mots, un rapport aux signaux également qui se retrouve dans l'appareil de communication radio du camion où se déroule la majeure partie du livre. C'est très récent comme lecture j'ai pas encore trop digéré d'une manière à en parler plus clairement (surtout que j'ai assez peu lu) mais j'ai beaucoup ressenti
Miso Soup : Yup that was unnerving and really good, it's like I couldn't look away til I was done. American malaise clashed so well with that Japanese silent apocalypse through those two individuals, Frank is a very very compelling motherfucker and I was scared the "let's not meet" fashion of unraveling this guy's behavior would get old but I think it does very well especially towards the ending.
Les Terriens : ce dernier m'a aussi parlé sur ce décalage féminin avec la société et même ce rejet de l'humanité qui émerge en reponse, dû aux violences (particulièrement vss) et à la négligence, c'est traité avec un point de vue et une manière d'en parler qui est assez spéciale et intéressante
Voilà, maintenant je vais pas parler trop en détails de Kizumonogatari, j'en suis à un bon tier du light novel, mais c'est sympathique. En fait, j'ai repris mon entreprise de voir tout Monogatari, je sais pas si j'en parlerais plus tard dans l'article, mais j'ai pour l'instant simplement revu Bakemonogatari, seule partie que j'avais déjà vu vers la fin de mon lycée, ce qui commence à remonter. J'ai pris la liberté de suivre l'ordre de diffusion de l'anime, qui donc repousse le second light novel carrément vers la fin avec une trilogie de film (alors que c'est le premier chronologiquement mais ça on s'en fout les gens qui font dans l'ordre chronologique sont dans l'erreur), alors actuellement j'ai simplement vu une pair d'épisode de Nisemonogatari et je reprendrais quand j'aurais fini le bouquin !
Mais là il y a un problème. ça va pas du tout, Claire, tu dois Adresser l'éléphant, ou plutôt, le Leviathan dans la pièce.
Alors. Très gros morceau. C'est une première pour moi, je crois n'avoir jamais lu de littérature classique aussi longue (je rappelle d'ailleurs que le nombre de roman que j'ai lu ne doit pas dépasser la vingtaine si je suis généreuse), qui plus est en anglais. La prose et le vocabulaire de Melville est immédiatement une clim, c'est un roman dense, riche, généreux à l'absurde en détails pour une intrigue qui finalement est très simple : C'est un mec il part pêcher la baleine avec les zouz et le capitaine est un vieux fou qui s'est fait shlasser une jambe par un cachalot et ne veut pas lâcher ça. En fait, le roman est rempli non-seulement de scènes du quotidien du Pequod (le nom du bateau), de quelques rencontre clés avec d'autres navire, mais aussi d'apartés théoriques sur plein de trucs, particulièrement les baleines. Le roman lui-même porte cette obsession de la baleine qui habite Ahab, s'ouvrant d'ailleurs sur une longue collection de citation sur le sujet avant-même d'introduire son premier chapitre, premier d'une série de 135 sans compter le cours épilogue qui conclut ce monolithe. Certains chapitres sont longs, la plupart sont court, voire très court, certains sont-même écrit comme du théâtre, et ils sont nombreux à essayer quelque chose, à frôler l'exercice de style finalement, même quand c'est léger. Mais bon, Moby Dick n'est jamais vraiment léger, c'est assez maximaliste, et je trouve que le roman brille le plus dans les tirades Shakespearienne de Ahab, particulièrement à l'issue du roman dans le grand climax qu'est la chasse. Bon, c'est un classique vieux d'avant la naissance du cinéma, je vais pas prétendre ne serait-ce que commencer à dire quelque chose qui n'ait pas déjà été dit surtout que je suis vraiment pas la plus calée en lettres (oui j'ai toujours la haine d'être passée à côté de ce parcours académique), et je vous ferez pas le coup du meme "Orc stupid" bien qu'il me fasse rire. C'est une histoire dont les principaux messages sont très clair et qu'on a pas fini de raconter, mais le récit d'Ahab est particulièrement poignant en lui-même, l'histoire de ce gars qui cours après une force de la nature depuis des décennies comme un fantôme, ce Leviathan plein de mystique qui n'en a rien à faire des humains mais que sa victime ne peut plus jamais perdre du regard comme sa mission divine, son but. Et finalement tout ce qu'il reste après cette boucherie, tout ce qui peut sauver ce qui est encore sauvable, c'est l'amour et la compassion entre les hommes. Même si j'en suis pas jusqu'à ce point, je comprendrais que le roman empêche de dormir quelques nuits après l'avoir fini, mais rien qu'en écrivant tout ça le lendemain de sa conclusion je me dis que c'était vraiment une expérience spéciale et forte.
Quelques coups de coeur de ces derniers mois du coup !
Haneke ne finit pas de me surprendre et ne m'a toujours pas déçue une seule fois, ayant vu (dans l'ordre, par-ci par-là depuis 10 ans) Funny Games, Caché, La Pianiste et Amour.
Très fort, un genre de procédé un peu dans le prolongement de Jeanne Dielman sur une famille allemande assez aisée et ordinaire, le tout sur trois années, en montrant principalement ce qu'il y a de plus banal et aliénant dans leur mode de vie. Emphase sur la consommation, sur tout ce qui est acheté, servi, accumulé. Beaucoup de plan mains, qui manipulent et prennent les dits objets, avant de tout détruire. C'est un film d'implosion, un modèle qui d'un coup ne peut simplement plus supporter de continuer, alors que tout paraît si conforme, si équilibré. Je repense beaucoup aux images de la télévision, de Eurovision qui revient régulièrement dans le film, cette fenêtre sur le monde dans l'isolation. Et je repense beaucoup à cette vision des poissons hors de l'aquarium, sur le sol une fois les vitres brisées, libre mais voués à mourir.
ça faisait longtemps que je voulais voir, depuis sa sortie en salle en fait, que j'avais loupé (un peu comme à son image de Thierry de Peretti qu'il faut toujours que je rattrape, en plus Claire Mathon la goat est sur les deux !). J'ai adoré le ton du film et la direction d'acteur, je m'attendais pas à ce côté un peu comédie noire, ça m'a vraiment faite rire à certains moments, et puis j'aime beaucoup le setting de la campagne Française au cinéma. le seul Guiraudie que j'avais vu était Ce vieux rêve qui bouge qui est très bon, j'aimerais beaucoup voir le reste de ce qu'il a fait. C'est un super film sur la culpabilité avec des relents vraiment cool d'anti-punitivisme, le personnage du prêtre est super, bref c'est vraiment un excellent mood, super film automnal j'aimerais beaucoup le revoir en le montrant à des potes.
Je l'ai vu en compagnie IRL d'une amie, et même comme ça je me suis sentie rêver, perdre pieds avec le réel, m'endormir dans le film et me réveiller du film à plusieurs reprises sans jamais fermer les yeux. Ya des plans que j'oublierais jamais et que je vous certifie comme moi-coded. Je m'attendais pas à cette direction musicale très industrielle et harsh-noise, ni même à cette belle violence que transpire le film. C'est ultra viscéral et c'est dur à mettre en mots, mais j'ai ressenti des trucs fou devant le film et c'est vraiment une expérience à vivre. ça dure 1h20, j'ai eu l'impression que ça en faisait 2h, mais c'est vraiment pas un défaut.
Alala, Don Hertzfeldt. Mon histoire avec son taf remonte à 2020, quand j'ai
découvert It's Such a Beautiful Day, qui reste encore aujourd'hui un de mes
films préférés, quelque part très haut. ça a été un bouleversement comme seule
l'animation parvient à me générer, et si vous voulez tout savoir je suis la personne
qui a fait les sous-titres français sur opensubtitles. C'est sûrement pas glorieux,
mais personne ne s'était dévoué et je m'étais déter !!
Mais bref, mon adulescence s'est construite avec les jeux de Davey Wreden et les vidéos
de Jacob Geller, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, évidemment que j'allais
adorer le travail "crise existentielle-core" de Don Hertzfeldt. Et Paper Trail
est un travail super impressionnant, un court-métrage formellement fou et complètement
dénué de parole, ce qui est très rafraîchissant après ses trois opus de World of
Tomorrow même si je les aime bien. ça raconte quelque chose de très simple mais
de manière super forte émotionnellement, simplement sur la vie d'un homme depuis son
enfance, et ce par le prisme de son trait sur le papier, des premiers dessins jusqu'aux
signatures de l'âge adulte. C'est un court-métrage très simple dans l'idée qui porte
beaucoup de chose dans sa simple exécution même si elle est très impressionnante, et
ça m'a beaucoup touché. J'avais jamais réfléchis à ce qu'était devenu mon écriture papier,
comment elle reprend vie pendant mes études, et le vertige que ça peut être d'observer
ma vie uniquement sur les chèques que je remplis pour mes rendez-vous psy. Je vous
conseille vivement ce court.
Qu'est-ce que c'est que ce kino ? J'ai adoré ce film que j'avais négligé toute ces années haha. Je peux pas vraiment parler de kino caché, ça reste un des films les plus célébrés des années 80, mais quel pied. Bon déjà, j'adore les gens qui dansent au cinéma, me lancez même pas là dessus, c'est un kink, ça me rends trop heureuse. Très classique évidemment dans la trame, ya du training montage, une belle romance avec des épreuves, mais l'opposition de classe et la dynamique entre les connards qui pensent faire tourner la baraque avec quelque chose de sûr, et les danseurs sans-le-sous qui dansent pour le Beau, ça marche super bien, et puis c'est surtout très attachant comme romance (oui, ok, l'age gap, mais ça me conforte dans l'idée que les gens gueulent et font beaucoup plus sérieusement le procès de ça quand c'est un film gay comme CMBYM alors que j'ai presque jamais entendu ça pour ce film-ci, bizarre, je dois être dans ma bulle après). Comme cast de personnage aussi, ya un aspect un peu restreint dans les personnages récurrent à l'écran (même dans la figuration) que j'aime trop et qui donne un cadre vachement familier au film tout de long, alors quand il y a le numéro final avec tout le monde sur The Time of My Life c'est trop satisfaisant, et pareil le fameux travelling du lift c'est juste un absolute cinema. Nan vraiment c'est trop bien j'ai envie de le montrer à tout le monde et de le revoir tous les ans. Trop marrant d'ailleurs de voir Patrick Swayze dans son rôle culte alors que je le connais uniquement de son rôle beaucoup moins reluisant dans Donnie Darko haha, que j'ai revu très récemment aussi parce que je le montrais à mon amoureux.
Je dois vous toucher deux mots sur School Days, parce que c'est assez grave.
Ma pote passait à la maison pour une semaine, et toujours mordue d'expérience
foutraque après lui avoir montré le délicieux Heavy Rain l'année dernière, j'ai repensé
à ce classique. à la base, c'est une série du début de mon adolescence, un de mes tous
premier anime avec Death Note, alors biberonnée aux Pause Manga de MisterEnzor.
J'ai appris plus tard qu'il existait un jeu, un eroge pour être plus exact. Si la route
que l'anime a choisi d'adapter pars déjà très loin, ce n'en est qu'une parmis un océan
de possibilité où tout ce qui peut dérailler va dérailler. Pour être honnête, on a pas
eu l'expérience totale, mais une route un peu safe : on a essayé d'être une bonne personne.
Ce qui n'empêche pas d'emmener le personnage du triangle amoureux qu'on a laissé en plan
dans le désespoir le plus total, ce qui donne des scènes sordide comparé au ton général
du jeu, si bien qu'on a des trucs qu'on aurait juré voir dans du Oshimi. Et mind you,
le flowchart est zinzin, mais je n'ai encore fait qu'une route. Dieu sait ce que réserve
les autres, ça me terrifie un peu. Il faut aussi dire que le jeu est de facture très
approximative, bien qu'original dans le fait que ça soit complètement animé, on se
retrouve souvent avec des plans très répétitifs ou à la limite du honteux. Les choix
sont nombreux, et l'option de ne rien dire est également prise en compte dans les
embranchements, avec toujours cette jauge d'équilibre entre les deux filles romançable
qui bouge à chaque décision, qui nous observe, qui nous juge.
On a eu quelques soucis, puisque la sauvegarde ne fonctionnait pas sur la version traduite
"School Days HQ" dont on disposait. Mais si, celle où on peut brancher le SOMCON, un sextoy
motorisé qui bouge avec les h-scenes. On peut même brancher 10 SOMCON en même temps !
Seulement voilà, les sauvegardes ne marchaient pas, alors je suis allée chopper le remaster
très récent du jeu, pas encore sorti en anglais mais ça ne saurait tarder. Tout est
upscale en IA, c'est très moche. Mais histoire de pas souler ma pote à regarder les
mots de vocabulaire comme je fais d'habitude avec les jeux en japonais, j'ai lancé l'outil
démoniaque qu'est la machine translation, et là ça devient post-moderne. "S'en aller ?",
dit-elle, laconique, alors que plus personne ne peut dire correctement
le nom des deux héroïnes, puisqu'elles s'appellent respectivement sekai 世界 (monde)
et kotonoha écrit 言葉 (mots, le parler). Makoto voulant parler de Kotonoha dira "Je
parle des mots..." provoquant l'hilarité du chalant, en l'occurence nous deux. Il y a
ça, et il y a encore une fois la maladresse (et le manque de diversité) dans l'animation ;
Je pense que le jeu est impressionnant en terme de contenu et de ressources, mais
on se retrouve effectivement avec plein de petits trucs ici et là qui sortent immédiatement
du truc, que ce soit les plans d'ensemble aux modèles mikumikudance de la honte où les
sursauts dramatique dans le jeu alors que le "sprite" du personnage reste toujours aussi
monotone et imperturbable, comme ici.
Bref, je reprendrais peut-être ça un jour, je pensais pas écrire autant dessus.
Coup de coeur, très beau jeu, très très charmant. ça a été mon jeu comfy de cet été, et le mot qui me vient le plus quand j'y pense c'est l'enchantement, j'ai été enchantée par le jeu. Comme son titre l'indique à moitié de manière trompeuse, Moon est davantage un jeu d'aventure dans un petit monde ouvert qu'un RPG, en fait, le jeu part d'un postulat un peu parodique du RPG pour faire complètement autre chose.
Qu'est-ce que j'aime Kingdom Hearts. J'aurais dû le savoir dès l'enfance puisque j'adorais le premier, mais il a fallu attendre bien longtemps pour que je le finisse, et encore plus longtemps pour que je replonge avec Chains of Memories puis KH2. C'est ce dernier qui m'a fait comprendre que ça serait vraiment pour la vie, mais 358/2 Days est un opus super attachant que j'ai adoré, et je pense même qu'il serait dommage de faire KH2 sans faire celui-ci ensuite. D'autan plus dommage que la compilation remaster ne comporte qu'un film récap, que je n'ai pas vu mais qui a l'air complètement lacunaire sur l'expérience console. J'aurais d'ailleurs fort aimé le faire sur une vraie DS, mais c'était très bien sur mon steam deck. Gameplay vraiment sympa, évidemment en deçà de son prédécesseur qui reste un des meilleurs gameplay action de tous les temps, mais très cool, et puis j'aime beaucoup la manière qu'a cette license d'expérimenter avec la manière de faire des builds puisqu'ici on a un système de panel avec des blocs, donc de l'espace à gérer comme une sorte de RE4. Mais à part cette boucle de gameplay en mission très chouette articulée autour de l'organisation XIII et de Castle Oblivion, c'est l'histoire qui fait particulièrement la force du jeu, avec son nouveau personnage Xion et le trio principal qui en découle, à savoir elle, Axel et Roxas. KH continue de parler d'identité, de souvenirs et d'amitié, en se renouvelant tout en restant fidèle à soi-même. On pourait penser que L'organisation et les nobodies c'est le début de la fin en terme de lore, mais vu ce que ça donne en terme d'intrigue et de personnages touchants je pense que c'est une direction super de la série et je ne m'y attendais pas du tout à la base (je parle vraiment quand on découvre et aime KH1 sans rien savoir du reste). J'aime Sora d'un amour fou, mais Roxas est tellement génial aussi à sa façon, je pense que c'est vraiment un des meilleurs trucs de la série. Je viens de commencer Birth by Sleep, on en reparle donc probablement la prochaine fois.
Voilà je crois que c'est un peu tout, merci si vous avez tout lu, j'ai écrit ça en une aprem et une soirée, bisous bisous !